Yoshi's New Island – Jurassique patraque

 

 

29 avril 2014

 

 

Comme certains le savent (ou non), j'entretiens un rapport plus que spŽcial avec Yoshi's Island, dont je vous Žpargnerai la potentielle chronique tant elle pourrait se trouver trop longue pour tre supportŽe par ses lecteurs. Bref, lˆ je viens de poser le terrain, mais pas du tout pour Žvoquer le bon jeu. Toutefois, j'Žtais obligŽ, et je me dois en vŽritŽ de vous rappeler au bon souvenir de cette putain de sŽquence d'intro, cette bo”te ˆ musique, cette histoire, cet ensemble si mŽlancolique que je me suis plusieurs fois, ˆ l'Žpoque, relancŽ de nuit, avec quasiment les larmes aux yeux. D'abord parce que cette jolie histoire m'Žmouvait sans que je sache trop pourquoi, mais aussi parce que je ne faisais que rŽaliser combien d'annŽes j'avais perdu loin de cet univers enchanteur, qui fort heureusement venait ˆ point nommŽ dans une vie d'ado ˆ son tournant pour me remettre dans le droit chemin ou presque. J'avais subi une claque dans ma vie personnelle mettant dŽfinitivement fin ˆ mon enfance et me basculant dans l'adolescence, mais bizarrement ce jeu si enfantin allait me faire enfin apprŽcier les jeux vidŽo comme il le fallait. Il se trouve que ds mon premier contact avec ce titre, j'avais ŽtŽ subjuguŽ par le graphisme de cette sŽquence, ˆ un degrŽ certes diffŽrent de la faon dont j'ai apprŽciŽ la direction artistique Žpoustouflante in-game, mais suffisamment pour nourrir l'espoir secret qu'un futur Žpisode de Yoshi's Island propose une aventure dont le parti pris graphique Žpouse celui de cette courte cinŽmatique. De fait, l'annonce de Yoshi's New Island, sorte de remake de l'idole aux graphismes trs inspirŽs de provoqua en moi d'incontr™lables spasmes de bonheur mais aussi d'angoisse tant j'allais tre rongŽ par l'impatience de dŽcouvrir cet hŽritier que tant attendaientÉ

 

 

 

Ah, euh, en fait non. Un rapide tour d'horizon des rŽactions aux premires images et vidŽos de gameplay m'isolrent totalement d'une masse rŽellement dubitative quant ˆ la qualitŽ d'un titre ne semblant absolument pas sŽduire d'un point de vue visuel. Lˆ o le titre original avait divisŽ ˆ l'instar d'un Wind Waker, j'avais l'impression d'assister ˆ un rejet en masse d'un style graphique n'emballant absolument personne. Rien ˆ foutre: me concernant, et mme si je devais visiblement tre un des seuls ˆ attendre ce nouvel opus, il me faisait terriblement envie, encore davantage que Yoshi's Island DS lorsque ce dernier vit le jour en 2006. D'ailleurs, quand on y rŽflŽchit, celui-ci avait ŽtŽ plut™t bien notŽ, mais dŽcriŽ pour sa relative absence de prise de risques — ˆ noter que mme le fanboy pas trs expŽrimentŽ que j'Žtais ˆ l'Žpoque s'en Žtait rendu compte dans son test sur Mario Museum, c'est dire. Bref, l'enthousiasme autour de "New Island" n'Žtait clairement pas dŽbordant, ˆ l'image de celui accompagnant (en fait, pas du tout) l'annonce d'une 3DS XL aux couleurs du dinosaure vert hermaphrodite. Oui, car les Yoshi SONT hermaphrodites. Et non, je ne digresserai pas sur le sujet, ce n'est pas pertinent, c'est peut-tre mme trs crade, et c'est hors-sujet. Et vous vous en foutez. D'ailleurs j'ignorerai avec le mŽpris d'un preppy d'un lycŽe de Neuilly quiconque osera me demander des prŽcisions ˆ ce sujet. Bref, il serait grand temps de voir si Yoshi's New Island mŽrite d'tre dŽfendu face aux critiques vraiment trs mitigŽes qu'il a reues, et que j'ai refusŽ de laisser m'atteindre lorsque je passais ˆ la caisse avec mon jeu et surtout cette console en Ždition limitŽe dont tout le monde se moquait. Ce nouveau Yoshi est-il donc le pŽtard mouillŽ, l'Žpisode de trop, le vilain petit canard d'une sŽrie de gros hits Nintendo de qualitŽ sur une machine qui n'en finit plus de satisfaire aprs des dŽbuts poussifs? Comme dirait Simon Monceau : "a va se savoir !" Ouais, j'arrive pas ˆ croire que j'aie rŽussi un tel dŽfi, caser Simon Monceau dans un test d'un jeu vidŽo, d'autant plus que ce n'Žtait mme pas un dŽfi en fait.

 

 

J'ai rŽsistŽ avec grande difficultŽ ˆ la tentation de dŽbuter ce titre ds le soir de son acquisition, soit ds le 11 mars, alors que je n'allais acquŽrir la console que le vrai jour de la sortie, le si magique "pi-day" (d'ailleurs, quelqu'un peut m'expliquer pourquoi les jeux sont souvent disponibles 3-4 jours en avance, mais les Žditions limitŽes d'une console, jamais ?). Mais la tentation d'offrir ˆ Yoshi's New Island et ˆ la console qui allait si bien avec un dŽpucelage commun demeurait plus forte. Et ˆ l'instar de trop de dŽpucelages, le premier contact peut s'avŽrer angoissant, voire frustrant, comme si ce n'Žtait pas aussi bien qu'on espŽrait. La console est vraiment belle mais le son qu'Žmet le jeu se montre pour le moins dŽroutant. C'est un peu nasillard, mais sans le c™tŽ "choupi" auquel un Yoshi's Story nous avait habituŽs. En fait, le premier contact sonore avec le jeu n'est pas des plus agrŽables et g‰che un peu une sŽquence d'intro pourtant sympa ˆ regarder, et qui nous fait comprendre que l'on a affaire ˆ une suite directe de Yoshi's Island, au travers d'un spoiler d'une insoutenable violence envers quiconque n'aurait pas jouŽ ˆ l'original. Et c'est bien fait pour eux, il y a des manquements ˆ la culture vidŽoludique qui ne se pardonnent pas. Bon, sinon, c'est vrai que le scŽnario dans un Mario/Yoshi/etc. n'est jamais trs reluisant, et honntement, mme moi qui fais preuve d'un attachement dŽraisonnable aux sŽquences introduisant et refermant l'original, je m'en fous un peu, hein. Basculons donc immŽdiatement vers le premier niveau, aprs tre passŽ par un Žcran carte certes mignon tout plein mais qui ne rŽvolutionne absolument rien. Je ne vous ferai pas l'affront de vous rappeler les idŽes de gameplay de Yoshi's Island puisque je pars du principe que vous avez Žvidemment tous retournŽ cette merveille de A ˆ Z, et m'attarderai donc sur ce qui fait les spŽcificitŽs de ce nouveau titre.

 

 

 

 

D'un point de vue visuel, ce nouveau Yoshi's Island se montre ˆ la hauteur de mes espŽrances, et je pense en toute objectivitŽ que le jeu est joli et jouit d'un style graphique tout ˆ fait ma”trisŽ, qui semble un peu mŽlanger l'aspect "3D de profil" des Donkey Kong Country et le c™tŽ pastel et na•f de l'univers Yoshi. On perd un peu en folie artistique mais l'ensemble est trs bien rendu et sait se montrer cohŽrent, comme si l'univers du premier volet de la saga avait grandi, ou alors dessinŽ par les enfants de 1995 devenus adultes, en reprenant toutefois les dŽcors indispensables ˆ l'”le des Yoshi. On ressent par contre une certaine rigiditŽ ds les premiers pas de celui qui est ˆ Mario ce que Jolly Jumper est ˆ Lucky Luke (l'obŽissance au sifflet en moins). Le dŽplacement de Yoshi se montre plus lourd et il est clairement moins fluide et intuitif de jouer avec le lancer d'Ïufs que dans les prŽcŽdents Žpisodes de la sŽrie. Du coup, mme si l'on parcourt avec un certain plaisir de nouveaux stages, la "lourdeur" de Yoshi peut clairement dŽrouter, ou tout au mieux, se montrer sujette ˆ dŽbat. On est en fait plus proche d'un Yoshi's Story dans le maniement, surtout si l'on prend le parti du stick qui a le malheur d'occasionner de malencontreuses attaques rodŽo du fait de son imprŽcision. Toutefois, n'allez surtout pas croire que la maniabilitŽ de ce Yoshi est molle et pŽnible ; elle reste en effet largement dans la moyenne haute des productions Nintendo en matire de plate-forme 2D. Il est juste bien plus complexe, pour ne pas dire impossible, d'encha”ner sauts successifs, lancer d'Ïufs et rattrapage de ces derniers aprs des rebonds en toute libertŽ, et je suis convaincu qu'on ne verra plus ce genre de dŽlire permanent propre ˆ Yoshi's Island du c™tŽ des speedruns probables qui seront exŽcutŽs sur ce titre.

 

Le premier stage du jeu trouve en tout cas l'occasion d'introduire une des grandes nouveautŽs de cet opus, que constituent les Ïufs gŽants. En rencontrant des Maskass aux proportions totalement dŽmesurŽes qui bouffent quasiment tout l'Žcran, Yoshi peut, aprs avoir dardŽ la langue, gober ces derniers en remuant vigoureusement le stick de haut en bas. Il illustre alors parfaitement ce merveilleux proverbe africain lŽgendaire affirmant que "qui avale une noix de coco fait confiance ˆ son anus". Je ne veux rien savoir des capacitŽs de Yoshi ˆ ce niveau mais elles m'intriguent quand mme. Ë Žchelle humaine, imaginez-vous, genre, avaler d'une traite un ours polaire. Et encore, je crois que je suis loin, niveau proportions. Bref, Yoshi pond un Ïuf d'une taille gigantesque qui ne sert en fait ˆ rien d'autre que dŽmolir des parois rocheuses que les Ïufs traditionnels ne peuvent mme pas effriter. En jouant des traditionnels rebonds, on peut dŽtruire une quantitŽ suffisante de roche pour faire augmenter une jauge dont les paliers respectifs que l'on franchit attribuent une, deux ou trois vies. Satisfaction dont on apprendra trs vite ˆ se foutre vu que Yoshi's New Island se montre d'une gŽnŽrositŽ affligeante ˆ ce niveau — ˆ titre d'illustration, j'ai achevŽ le titre ˆ 100% avec la bagatelle de 370 et quelques vies, en sachant que je n'ai absolument jamais exploitŽ les stages bonus qui auraient pu faire encore gonfler ce score aussi mirobolant que grotesque. Encore un Mario dont je ne verrai jamais la tronche de l'Žcran Game OverÉ car, malheureusement, et a devient une habitude chez Big N, ce nouveau Yoshi ne propose aucun challenge tant qu'on n'a pas envie de sortir des sentiers battus. En ligne droite, le jeu se montre anormalement court (beaucoup trop de stages surprennent dŽsagrŽablement ˆ ce niveau), et ponctuŽs de combats de boss lˆ encore dŽsespŽrŽment faciles et courts, alors que certains d'entre eux proposaient pourtant un systme fort bien pensŽ. Et pourtant, il y a davantage de niveaux que dans l'opus DS, souvent critiquŽ pour le retrait injustifiŽ du sixime monde, de retour ici pour un total de 54 niveaux, stages extra compris.

 

 

 

 

Les stages extra en question, proposant un level design clairement supŽrieur au reste du jeu et imposant au joueur une concentration quasi permanente, constituent fort heureusement d'agrŽables rŽcompenses pour quiconque se lancera dans la qute du score parfait dans chaque niveau de base. Seulement, la qute en question a le malheur de se trouver pŽnible et surtout injustement assistŽe. Lˆ o il convenait de ramener 30 Žtoiles, 20 pices rouges et 5 fleurs simultanŽment dans la bonne vieille recette, on nous laisse ici la libertŽ de s'en occuper sŽparŽment. Certes, ce n'est pas du tout une mauvaise idŽe de se contenter de finir un niveau une premire fois en mode "safe" pour assurer les 30 Žtoiles avant de le refaire pour s'occuper de traquer les pices rouges (toujours dissimulŽes parmi les jaunes) et les fleurs. Mais c'est trop simple ainsi, surtout qu'on peut le faire vŽritablement en trois temps. On a quand mme ŽvitŽ la vaste blague qu'aurait constituŽ l'acquisition dŽfinitivement validŽe de toute pice rouge ou fleur du moment qu'on finissait le niveau, mais on n'en est vraiment pas passŽ loin, surtout quand on voit ˆ quoi ressemble l'Žquivalent du "super guide" ou du Luigi des derniers Mario qui permettait de terminer un stage plus aisŽment. Ici, on a affaire ˆ une aile magique, beaucoup trop vite dŽbloquŽe (il suffit de mourir 3 fois), qui devient une aile dorŽe si on insiste, et qui se trouve fort heureusement accompagnŽe d'un message laissant supposer que le joueur l'a fait exprs, qu'on ne peut pas tre mauvais ˆ ce point. Sauf que l'aile dorŽe en question permet de franchir le niveau entier en volant en toute invincibilitŽ, lˆ o une autre forme d'assistance moins excessive aurait ŽtŽ davantage apprŽciŽe.

 

 

Toutefois, et c'est un paradoxe difficilement explicable, la qute des 100% demeure assez complexe. D'abord parce qu'ˆ l'instar d'un bon vieux jeu 8-bits, absolument aucun indice n'est donnŽ. On ne dispose mme pas de la possibilitŽ d'une loupe affichant explicitement les pices rouges, en partie parce que les bonus de fin de niveau permettant d'obtenir des objets "de triche" a disparu. Ce n'est pas spŽcialement un mal en soi, mais a manque un peu. Yoshi's New Island propose ˆ la place des mini-jeux en multijoueur totalement anecdotiques, encore une nouveautŽ mal intŽgrŽe, ce qui commence ˆ devenir un mal rŽcurrentÉ et vous n'avez encore rien vu. Donc, pour en revenir ˆ ces fameux 100%, s'ils sont aussi pŽnibles (le mot est faible, mais juste) ˆ obtenir, c'est bien parce que la disposition des pices rouges et des fleurs les moins visibles constitue une vaste plaisanterie. Planquer des nuages invisibles, c'est sympa. Les mettre ˆ des endroits invraisemblables o personne n'aurait l'idŽe de tirer un Ïuf au pif, c'est nul. Surtout quand c'est trop frŽquent. Pareil pour ces cohortes de pices jaunes (qui incluent souvent une rouge au milieu) qui sortent du nŽant lorsque Yoshi a posŽ les pattes ˆ un endroit anodin que rien ne permet d'identifier comme dŽclencheur de bonus. Au dŽbut, je pensais que les tests exagŽraient sur ce point, mais le jeu trouve vraiment le moyen de dŽcourager le joueur de mener ˆ bien sa qute annexe majeure, ce qui est un combleÉ et ce sans parler des sŽquences de transformation (hŽlico, sous-marin, voiture, etc.) que l'on se rŽjouissait de retrouver jusqu'ˆ ce qu'on rŽalise qu'elles se grent au gyroscope, et avec une possibilitŽ de retry infinie qui lui enlve, encore une fois, toute forme de challenge. Innover c'est bien, mais lˆ o on avait reprochŽ ˆ l'Žpisode DS de ne prendre aucun risque, on pourra bl‰mer son successeur d'en prendre n'importe comment dans le seul et unique but de se donner bonne conscience vis-ˆ-vis d'un souci de nouveautŽ.

 

 

 

 

Plus on progresse et plus on Žprouve la triste sensation que ce Yoshi-lˆ se rate quoi qu'il entreprenne. Ds qu'il veut innover, il ne fait que dans le dispensable et ennuyeux, et quand il se montre conservateur ou reprend de bonnes idŽes, il se foire. C'est par exemple le cas de la bande son, o le concept fort gonflŽ de Yoshi's Story est plus ou moins repris. Pour vous resituer, Kazumi Totaka avait pris le parti ˆ l'Žpoque de ne composer qu'un thme principal qu'il allait dŽcliner ˆ toutes les sauces en fonction de l'univers du stage en question, alternant ambiances reggae, orientale, musique de bord de plage et osant jusqu'au lŽgendaire hip-hop "Yo-Yo-Yo-shi". Lˆ, on reprend cette recette, mais mal. Le thme de base, aussi mignon soit-il, ne reste pas dans les mŽmoires, et du coup on se lasse de le rŽentendre orchestrŽ diffŽremment selon qu'on soit dans la jungle, la montagne enneigŽe ou une zone volcanique. Quand on a affaire ˆ d'autres compositions, elles se montrent ennuyeuses, voire agaantes car dans le mme esprit nasillard ratŽ que le thme de l'Žcran titre. Au final, seul l'ultime niveau du jeu s'en tire bien, avec des compositions collant trs bien ˆ un ch‰teau final, limite trop Žpique et proches d'un Zelda pour tre ˆ leur place. La musique de Yoshi's New Island trouve en fait le moyen d'tre anecdotique mais en mme temps de synthŽtiser parfaitement tout le dŽsŽquilibre qui rend le jeu incohŽrent et inŽgal. Car si l'on a affaire ˆ un jeu de plate-forme agrŽable ˆ jouer, joli et donnant globalement envie de refaire ses niveaux, c'est son identitŽ globale qui pose problme en permanence.

 

 

En effet, Yoshi's New Island est-il une suite directe du mythique titre Super Nintendo de 1995 ? Ou plut™t n'en serait-il pas un reboot, succŽdant lˆ encore ˆ une mode bien trop facile ? Ë moins qu'il ne constitue presque un remake de l'original tant la progression et le thme de chaque niveau est identique ˆ l'original au mme moment ? Ë trop vouloir rendre hommage ˆ un ma”tre absolu de la plate-forme mais aussi se dŽmarquer un minimum de ce dernier et de sa suite dŽcriŽe pour sa trop grosse frilositŽ, ce jeu se perd totalement et il en ressort une production tiraillŽe entre les bons aspects de ses divers anctres et la nŽcessitŽ criante d'innover sans jamais toucher au bon endroit lorsque des risques sont pris. C'est d'autant plus dommage que dans l'ensemble, cet Žpisode est vraiment agrŽable ˆ jouer, car dotŽ d'une maniabilitŽ quasi exemplaire, de niveaux trs jolis et toujours aussi sympathiques ˆ parcourir, et qu'on prend toujours autant de plaisir lorsque l'on dŽcouvre un nuage secret bien planquŽ et/ou dont l'explosion nŽcessite un timing exemplaire. Mais ˆ chaque fois qu'on se dit "ah, il est quand mme sympa ce Yoshi-lˆ", on tombe sur un dŽfaut vraiment criant et qui fait grincer des dents, surtout qu'on ne se l'explique jamais vraiment. Ë moins que ce ne soit l'inverseÉ ˆ savoir que face ˆ des situations parfois pŽnibles, on finisse toujours par trouver des ŽlŽments de satisfaction rendant foi en une cartouche qui a vraiment toutes les chances de diviser les joueurs, comme son illustre a•eul le fit en son temps, mais clairement pas pour les mmes raisons. Les joueurs les plus patients et tolŽrants y trouveront leur compte tant bien que mal, lˆ o les plus exigeants finiront par ne plus le supporter et ˆ se dire que finalement, Yoshi's Island DS ne mŽritait pas forcŽment autant de critiques tant il ma”trisait mieux son sujet.

 

 

 

 

Que retenir, au final, de Yoshi's New Island ? Un titre qui ne sait jamais trop o se situer et pche par manque d'identitŽ, o chaque innovation semble tre lˆ pour dire "on a mis de nouveaux ŽlŽments de gameplay" sauf qu'en fait, elle est dispensable voire nulle. Mais on prend quand mme un plaisir immense ˆ parcourir ˆ nouveau l'ële de Yoshi qui se montre sous un jour toujours aussi Žclatant de couleurs, rafra”chissant et enivrant. Mais des tonnes de mauvaises idŽes, pchŽes dans les diffŽrentes gŽnŽrations de la saga, s'embtent ˆ plomber le tout comme un prodige capricieux incapable de laisser de c™tŽ ses sautes d'humeur qui empchent la majoritŽ de l'aduler comme il se devrait. Mais il demeure un indispensableÉ ou pasÉ bref, tout a pour dire que c'est un titre sur lequel il n'est pas Žvident de se faire une idŽe, tant le dŽsŽquilibre permanent dont il souffre le rŽsume ˆ merveille. Mieux vaut lui donner sa chance quand mme, tout en Žtant prŽvenu des dŽfauts qui peuvent le plomber.



J'ai adorŽ / aimŽ :


+ Retrouver l'univers de Yoshi's Island et son gameplay avec une nouvelle touche graphique

+ IdentitŽ visuelle agrŽable mme si tout le monde n'attendait pas forcŽment a

+ Super jouable, rien ˆ redire lˆ-dessus, en dŽpit d'une mollesse paradoxale

+ Les niveaux extra sont ˆ la hauteur, pas faciles et dotŽs d'un level design intelligent

+ Les musiques du tout dernier niveau du jeu, Žtonnamment au-dessus du lot et trs inspirŽes

 


J'ai dŽtestŽ / pas aimŽ :

 

- Absence totale de fluiditŽ dans la jouabilitŽ qui casse le rythme

- Niveaux trop courts par moments sans qu'on ne comprenne pourquoi

- La bande son n'est vraiment pas mŽmorable et l'inspiration trs limitŽe

- Le c™tŽ dispensable de pratiquement toutes les innovations de gameplay

- La simplicitŽ abusive des boss, dont les combats sont en plus trs courts

- Challenge trs mal dosŽ, pour ne pas dire totalement dŽsŽquilibrŽ

- Cette constante sensation que le jeu se cherche entre suite, vŽritable reboot et remake total

 

 

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