The Legend of Zelda: Ocarina of Time – Le temps de la rŽconciliation

 

 

22 mars 2014

 

 

Bonjour. Je vais vous parler de The Legend of Zelda: Ocarina of Time, que je viens de finir. Ë la simple lecture de cette phrase et alors que je n'ai mme pas encore dŽvoilŽ le contenu de cette chronique, j'en vois deux-trois qui rigolent au fond. Cessez de vous poiler comme des baleines et lisez donc ce que j'ai ˆ vous raconter. Il n'y a pas vraiment de spoil mais je dŽcris ŽnormŽment de choses, notamment les donjons, donc soyez prudents, surtout que le monocle de vŽritŽ ne vous sera d'aucune utilitŽ pour dŽceler les piges de cette chronique. Je pense que ma rŽputation de hater d'Ocarina of Time est relativement connue (bien que pas autant que pour l'inf‰me Mario Kart: Double Dash!!), aussi je vais l'introduire brivement tout en cherchant ˆ rassurer ceux qui se diraient "putain mais quel gros abruti, il a pas de gožt ce mec" : en effet, ˆ l'instar de MKDD, ce Zelda fait partie des titres m'ayant le plus dŽu, probablement car j'en attendais ce que je n'y ai jamais trouvŽ. Mais ˆ la diffŽrence du Mario Kart que je dŽteste rŽellement, et pour lequel je n'arrive sincrement pas ˆ comprendre un engouement en lequel je ne vois qu'une compassion aveugle, mon "aversion" pour Ocarina of Time est trs peu justifiŽe. Il est toutefois temps de la conter un peu mieux que je ne l'avais fait sous forme d'un gros troll dŽgueulasse de type "Ocarina of Time, c'est nul, mme si je n'en ai fait que 5%", rŽdigŽ vers 2007-2008 et que je vous Žpargnerai parce que a n'a vraiment plus rien de dr™le aujourd'hui. Passons maintenant ˆ la "vraie" critique du jeu, qui exige que je vous fasse un gros rŽsumŽ du rapport trs particulier que j'ai entretenu avec lui durant de nombreuses annŽes. J'ai eu tendance ˆ comparer a un peu ˆ une relation qu'on aurait avec une ex avec qui on ressort de temps en temps avant de se dire ˆ chaque fois "nan c'est pas possible, qu'est-ce que je fous avec cette nana ?" et d'insister pourtant btement, persuadŽ que ladite relation finira par mener ˆ quelque chose...

 

 

 

 

Il faut savoir que j'ai acquis ce jeu durant le printemps 2001, peu aprs l'obtention trs tardive de ma N64 ˆ No‘l 2000. Ë l'Žpoque, et c'est trs important de le signaler, je n'avais toujours pas jouŽ ˆ Zelda III. Mon expŽrience de la saga se limitait aux deux opus NES, que j'adulais littŽralement, et venais en plus de me refaire quelques mois avant. Et comme j'avais ŽtŽ totalement enchantŽ par Mario 64, je m'attendais ˆ vivre les mmes sensations avec un Zelda 3D sur la mme machine. Sauf qu'en plus d'tre lŽgrement traumatisŽ par les Skulltula (je suis profondŽment arachnophobe et a s'Žtend aux jeux vidŽo, mme lorsque les dites bestioles ne sont absolument pas rŽalistes), je n'ai pas rŽussi ˆ rentrer dedans, trouvant le jeu brouillon, pas trs beau, excŽdŽ par la gestion de la camŽra, et surtout compltement perdu, ne sachant pas o aller. Il faut dire qu'il s'agissait du premier jeu vidŽo en 3D "ouverte" auquel je jouais. Je pense que a a pas mal jouŽ.

 

 

Du coup, j'ai laissŽ tomber, et ai revendu le jeu (qui en plus, de mŽmoire, n'Žtait pas dans un super Žtat, avec une bo”te dŽfoncŽe et une notice en triste Žtat). Puis je l'ai repris un peu plus tard pour la collection, aprs (je pense) avoir fait Zelda III en entier, avec le succs que l'on sait. Nouvel Žchec. J'ai donc vraiment laissŽ tomber et me suis contentŽ de garder le jeu dans ma collection, rejoint ultŽrieurement par un Majora's Mask lui aussi complet en superbe Žtat auquel je suis quasiment sžr de ne jamais avoir touchŽ (par contre la cartouche contient une partie ˆ 100% ou presque, l'ayant prtŽ ˆ mon beau-frre qui l'a torchŽ... tout en disant qu'il l'avait dŽtestŽ). Je n'ai jamais ŽtŽ tentŽ de l'essayer, persuadŽ qu'il me fallait d'abord finir Ocarina of Time (et donc y accrocher suffisamment pour a) pour m'y essayer. Du coup le destin des trois Zelda 3D ayant suivi fut identique vis-ˆ-vis de moi: je possde toutes les versions existantes en PAL FR de Wind Waker, Twilight Princess et Skyward Sword, sans jamais y avoir jouŽ.

 

 

Aprs avoir retentŽ ma chance de temps ˆ autre lorsque je rŽcupŽrais parfois la cartouche dans un lot N64 en brocante, et subi la mme lassitude instantanŽe ˆ chaque fois, j'en Žtais venu ˆ me dire que ce jeu n'Žtait pas pour moi. Puis j'ai "mžri" courant 2009-2010, me mettant ˆ la PS3 et aux jeux d'action/aventure en 3D (car il faut savoir que jusque-lˆ, je n'avais fait comme jeux en 3D que Mario 64 et Mario Sunshine, en gros). La mise ˆ disposition d'une rŽŽdition sur 3DS sonna donc comme l'opportunitŽ ultime de rŽdemption d'Ocarina of Time ˆ mes yeux — ˆ moins que ce ne fusse l'inverse ? il faut savoir rester modeste aussi et se remettre en question. Ce que je fis. Et je parvins plus loin que je n'avais jamais ŽtŽ: au village prŽcŽdant le ch‰teau d'Hyrule, m'extirpant de l'Arbre Mojo pour la premire fois ! Mais encore une fois, sans vraiment tre dedans, sans me sentir "concernŽ". Et du coup je n'ai jamais retouchŽ la cartouche. Pire : je l'ai revendue dans le cadre d'une transaction ayant favorisŽ l'acquisition de, euh, a :

 

 

 

 

Et puis en cette fin d'annŽe 2013, qui fut clairement placŽe sous le signe de l'ouverture vidŽoludique (je veux dire, j'ai quand mme jouŽ ˆ FFVII, quoi...), l'enchantement absolu vŽcu devant le sublime A Link Between Worlds, conjuguŽ ˆ l'acquisition d'une place pour le concert "Symphony of the Goddesses" en juillet prochain m'a motivŽ ˆ me faire tout simplement l'intŽgralitŽ des Zelda que j'avais zappŽs, exprs ou pas. J'ai donc d'abord jouŽ ˆ The Minish Cap, que je savais que j'allais aimer de toute faon (et a n'a pas ratŽ), puis je me suis dit qu'il Žtait temps de voir si j'Žtais enfin capable d'apprŽcier objectivement la nŽmŽsis de ma collection et de ma carrire de gamer. Je me suis donc fait prter un OoT 3D (oui, car ceux que j'ai chez moi sont conservŽs sous cellophane, prire de ne pas taper ni chercher ˆ comprendre), ˆ utiliser exclusivement sur la 3DS Ždition limitŽe sortie en mme temps que la dite rŽŽdition. Et donc, c'est parti, 7 ou 8 tentative. Et cette fois-ci, je me suis jurŽ de tout simplement aller au bout de l'aventure, mme si celle-ci doit m'Žnerver et me frustrer, positivement ou nŽgativement (oui, il faut savoir que ces sensations peuvent parfois tre signes d'une immense qualitŽ ˆ les yeux). Je tiens ˆ avoir un avis objectif sur un titre quasiment universellement adulŽ qui a succŽdŽ ˆ celui que j'estime encore tre toujours tre le meilleur jeu jamais sorti. Notons toutefois que mon expŽrience allait se faire sur la version 3DS, rŽputŽe plus jolie car graphiquement trs affinŽe, ˆ la jouabilitŽ amŽliorŽe (davantage de facilitŽ pour gŽrer l'inventaire et surtout les diffŽrents types de bottes), mais aussi plus simple car appartenant ˆ cette gŽnŽration maudite d'exclus Nintendo o la nŽcessitŽ d'assister le joueur ˆ outrance se fait ressentir plus que de raison.

 

 

C'est donc au terme d'une petite quarantaine d'heures de jeu, sans jamais avoir ˆ user des pierres Sheikah qui auraient vraiment tuŽ le c™tŽ "PLAY LIKE IT'S '98" que je suis parvenu au bout de l'aventure, possŽdant notamment 15 cÏurs ¼ et 50 skulltulas d'or (entre autres joyeusetŽs). Et mme si ceux qui ont suivi ma progression rŽgulirement sur ce titre se sont peut-tre dŽjˆ imaginŽ d'avance quelle Žtait mon opinion sur Ocarina of Time, j'avais volontairement cherchŽ ˆ ne laisser transpara”tre aucun ressenti spŽcifique, qu'il s'agisse de profond dŽgožt, de dŽclaration d'amour, ou d'un sentiment mitigŽ. Je ne voulais d'ailleurs moi-mme pas m'emballer prŽmaturŽment dans un sens ou dans l'autre avant d'tre arrivŽ au bout, conscient que mon Žternel rejet de ce titre Žtait pas mal dž ˆ une absence de volontŽ de voir ce qu'il avait vraiment dans le ventre. Il est temps de rŽvŽler une partie du verdict : non, c'est un fait, je ne dŽteste plus Ocarina of Time, et ne le rangerai plus jamais dans la liste des jeux qui m'ont dŽu et/ou emmerdŽ. Je n'ai concrtement jamais eu ˆ me faire violence pour progresser, et ce mme si le dŽbut du jeu a de quoi peu emballer le joueur impatient et dŽsireux d'entrer dans le vif du sujet. De ce point de vue, je comprends encore pourquoi il m'avait gonflŽ et que je n'avais jamais vraiment insistŽ : toute la partie du jeu o l'on incarne Link enfant est loin d'tre transcendante, mais attention, l'univers reste enchanteur, les thmes musicaux soignŽs, et les idŽes de gameplay vraiment bien foutues. Qu'il s'agisse du verrouillage d'une cible pour la shooter au boomerang ˆ distance en contournant un obstacle, de ces sŽquences d'ocarina prŽfigurant une future gŽnŽration de jeux de rythme musicaux, ou des cheminements tordus ˆ deviner pour rŽsoudre une Žnigme ou tout simplement progresser, Nintendo montre qu'il n'a absolument rien perdu de son savoir-faire dans ce qui n'est pourtant que le prologue de la vŽritable aventure.

 

 

Cette dernire dŽmarre en effet — et je doute de spoiler a pour qui que ce soit, mais au cas o, Žpargnez-vous la fin de cette phrase — au terme de l'acquisition de l'ŽpŽe de lŽgende par le jeune Link aprs avoir triomphŽ des gardiens de trois "donjons" (qui pour le coup n'en sont pas vraiment), ce qui rappelle quand mme mŽchamment la logique de progression de Zelda III. Lˆ o j'ai peut-tre pu demeurer influenable, c'est que j'ai ŽnormŽment comparŽ Ocarina of Time ˆ mon idole, ˆ savoir son illustre anctre sur Super NES, un peu au final comme on mettrait en relation Mario 64 et Mario World. D'autant plus que les similitudes entre ces deux rapprochements sont trs nombreuses, la plus flagrante demeurant ce sentiment d'immensitŽ de l'univers ˆ explorer et de libertŽ absolue qui confre du coup une aisance de mouvements et une trop grande facilitŽ dans les affrontements avec les divers ennemis que l'on peut rencontrer.

 

 

 

 

PassŽs ces lŽgers sentiments de trop grande facilitŽ et de manque de rythme au dŽbut de la qute de Link, il convient quand mme de souligner que perdre un temps invraisemblable ˆ trouver Saria dans les bois perdus constitua pour moi un trs grand moment vidŽoludique. J'aurais pu demeurer frustrŽ par un point bien prŽcis dont l'absence de logique me rendrait fou dans un jeu conu de nous jours. Il faut savoir que, dŽsespŽrŽ de ne pas trouver o se planquait cette petite coquine aux cheveux verts, j'en Žtais venu ˆ apprendre par moi-mme les notes exactes de sa putain de chanson que je connaissais dŽsormais plus que par cÏur, mais que les personnages concernŽs refusaient de la reconna”tre car personne ne me l'avait apprise ! Alors vous allez me dire, c'est logique, et je peux le concevoir, mais il faut rappeler qu'en explorant la caverne des Gorons, l'air des bois perdus envahit cette dernire par l'entrŽe qui communique avec eux et qu'un des Gorons fait remarquer cette musique ˆ Link. Qui, de ce fait, l'entend sans doute aussi — on ne me fera pas gober qu'en plus d'tre muet, ce qui reste toujours ˆ prouver soit dit en passant, il puisse tre sourd. Ce serait quand mme un double handicap peu crŽdible pour un hŽros lŽgendaire. Cependant j'ai dŽcidŽ de pardonner cette entrave ˆ l'intelligence et la capacitŽ d'adaptation (pour ne pas dire de contournement) du joueur en me basant sur le contexte. On est en 1998 et de ce fait, j'accepte ce c™tŽ "fil conducteur ˆ suivre ˆ tout prix". D'autant plus que j'ai dž m'incliner devant le gŽnie absolu de la rŽsolution de l'Žnigme des bois perdus, QUI EN PLUS A ƒTƒ REPRISE QUASIMENT Ë L'IDENTIQUE DANS A LINK BETWEEN WORLDS ET DONC PUTAIN JE SUIS VRAIMENT CON DE NE PAS Y AVOIR PENSƒ ET LE JEU SE FOUT DE MA GUEULE. Et euh, quand un jeu me trolle et me fait perdre mon temps sur une Žnigme bien foutue, je lui dis "haha, enfoirŽ, bien jouŽ".

 

 

Bref. Aprs avoir fait le tour de ce que je pouvais explorer d'Hyrule, voyage accompagnŽ des habituelles frustrations liŽes ˆ un Žquipement trop limitŽ (je pense notamment au fait de ne pouvoir franchir le prŽcipice de la vallŽe Gerudo et de ne pouvoir plonger dans les profondeurs du Lac Hylia), j'entame la vŽritable aventure, et il faut l'admettre, c'est vraiment une toute autre dimension que prend Ocarina of Time. L'aventure jusqu'ici sympathique, mais limitŽe et sans ce c™tŽ Žpique qui sied si bien ˆ la saga, se montre alors ˆ la hauteur de ce qu'avaient pu proposer ses anctres, avec pour seul rŽel dŽfaut cette facilitŽ globale dans les affrontements. Une fois qu'on a intŽgrŽ le pattern d'un boss ou mme d'un groupe d'ennemis, on comprend vite que ce n'est pas par son aspect "challenge" que brillera ce Zelda. Dans le mme esprit, jouer l'air du soleil lorsque tombe la nuit (et que les ennemis sortent de terre, entra”nant l'arrivŽe de ce thme d'affrontement que je trouve pour le coup un peu chiant ˆ la longue) constitue une vŽritable blague tuant toute potentielle difficultŽ dans la progression de Link au travers de la vaste plaine d'Hyrule ou des contrŽes voisines. Cependant cela reste une excellente idŽe, il demeure juste dommage que l'on puisse tant en abuser, car ˆ c™tŽ, le cycle jour/nuit se montre exceptionnellement bien foutu, et visuellement il convient de souligner que a dŽchire sa race, quoi. Ouais j'te jure sur la vie d'Impa. Admirer le lever du soleil sur cette immense plaine accompagnŽe du chant du coq et de la petite mŽlodie du soleil, oui, il faut l'admettre, c'est un trs grand moment. Tout comme rester plantŽ comme un con derrire le pont-levis conduisant au bourg d'Hyrule, juste pour admirer le mouvement de l'astre sacrŽ jusqu'ˆ son zŽnith avant de redescendre dispara”tre ˆ l'ouest derrire les reliefs de Gerudo. C'est BEAU. Il n'y a rien d'autre ˆ dire.

 

 

 

 

Comment Žgalement ne pas Žvoquer, puisqu'on est dans l'Žpique, voire dans l'hippique (hihihihihi, et non je n'imite pas le cheval), cette trs chre Epona, et le chant si mŽlancolique qui va avec. Concrtement, Ocarina of Time est ŽnormŽment associŽ ˆ cet aspect "chevauchŽe fantastique" de Link sur la jument ˆ la robe rousse, et si l'on pourrait tre dŽu par le fait qu'au final, a n'apporte pas grand-chose de se balader en sa compagnie (puisque ce n'est aucunement indispensable pour finir le jeu), on ne peut que s'incliner devant la prouesse technique et surtout, la ma”trise des Žmotions que Miyamoto-San et ses sbires ont rŽussi ˆ faire transpara”tre sur un ŽlŽment de gameplay pourtant mme pas nŽcessaire ˆ l'accomplissement de la qute. Faire connaissance avec la toute jeune Epona, initialement effrayŽe par le gamin ayant osŽ quitter le village Kokiri, c'est dŽjˆ un moment fort, car on sait d'avance que leur destinŽe va se re-croiser plus tard. Mais les circonstances dans lesquelles on la retrouve, et l'ŽchappŽe belle qui traduit mieux le sentiment de libertŽ infini que n'importe quoi d'autre, c'est le pied. Et de ce fait, on se surprend ˆ jouer les Lucky Luke sifflant Jolly Jumper, sauf qu'Epona est une monture d'un certain standing qui ne rŽpond qu'ˆ un air d'ocarina ŽlŽgant et interprŽtŽ sans fausse note. La gestion de son endurance est un modle du genre et que dire de l'animation de ses mouvements, au petit trot ou au galop, et de la capacitŽ de Link ˆ user de son talent d'archer en pleine chevauchŽe. J'imagine sans peine que Ocarina of Time est le premier jeu vidŽo ˆ avoir fait preuve d'une telle ma”trise dans la rŽalisation d'une phase de dŽplacement ˆ cheval. Pour un jeu de 1998, c'est impressionnant, pour ne pas dire exceptionnel. Epona est ce petit plus non nŽgligeable qui fait que ce Zelda franchit un pas que beaucoup auraient estimŽ inutile, mais qui peut faire d'un bon jeu un trs grand titre.

 

 

Cependant, rŽsumer la qualitŽ de la phase "Link adulte" d'Ocarina of Time ˆ la simple inclusion d'une monture, qui plus est se montre dispensable ˆ l'achvement de l'histoire, serait faire injure aux autres ŽlŽments qui rendent cette aventure de plus en plus Žpique au fil des ŽvŽnements et des territoires traversŽs. Mme si je pense que je commence de toute faon ˆ trahir mon ressenti global, je suis obligŽ d'admettre que c'est en explorant le Temple de la Fort (et en y galŽrant) que j'ai compris que, oui, c'Žtait trs bien parti pour que je doive formuler de sacrŽes excuses envers ce jeu. Aprs avoir traversŽ trois "faux" donjons dans l'enfance de Link (on ne peut pas dire qu'un arbre, une caverne pleine de lave et les entrailles d'un monstre aquatique constituent de vŽritables palais...), bien qu'ayant trouvŽ leur construction et les petites Žnigmes intŽressantes et bien pensŽes, la sensation d'entrer dans le vif du sujet avec ce temple envahi par la verdure fut terriblement puissante. En outre, et lˆ c'est trs personnel, mais ce type d'architecture et de dŽcor constituent des atouts visuels non nŽgligeables ˆ mes yeux, m'ayant notamment ŽnormŽment sŽduit dans ICO ou Uncharted: Drake's Fortune. J'en viens mme ˆ me demander si le premier n'a pas partiellement puisŽ son inspiration dans le Temple de la Fort. Mais trve de digressions : aprs trois voire quatre bonnes heures passŽes ˆ galŽrer dans ce qui constituait clairement un premier vrai palais bien couillu, au rythme d'un thme musical absolument parfait ˆ mes oreilles, j'atteignais un premier mŽdaillon et une rŽvŽlation scŽnaristique prŽvisible mais qui fait mouche quand mme. Je n'ai d'ailleurs pas pensŽ ˆ le signaler, mais en plus d'avoir perdu un temps invraisemblable dans ce donjon, j'ai aussi mis un temps fou ˆ trouver comment entrer dedans, au point de croire que l'univers sylvestre d'Ocarina of Time constituait clairement le plus gros troll du jeu, de bout en bout. Saria's a bitch.

 

 

 

 

PassŽes ces considŽrations, on en arrive ˆ une partie de la qute qui rŽpond aux interrogations insoutenables que l'on se posait Žtant enfant : vais-je enfin avoir le droit de possŽder ces tuniques qui me font tant envie mais que seuls les adultes ont le droit de porter ? Ou bien, comment aurai-je assez de rubis pour me payer ces foutus objets vendus la peau du cul dans les boutiques ? Une belle synthse de nos rves d'enfant inaccessibles et que seule l'accession ˆ l'‰ge adulte aura permis de concrŽtiser (mme si souvent, on se rendait compte qu'en fait, on n'en avait rien ˆ foutre). La partie principale d'Ocarina of Time permet de mettre fin ˆ ces questions qui pourrissaient l'existence de Link et du joueur (enfin, surtout de ce dernier, je pense). Et mme si l'acquisition de certains objets, accompagnŽe souvent par l'Žternel jingle d'ouverture des coffres si salvateur, constitue une dŽlivrance, on est obligŽ de pŽter un c‰ble contre cette bourse de rubis ultra limitŽe et vraiment longue ˆ faire gonfler, alors que les dits rubis prolifrent en quantitŽ plus qu'astronomique... pour ne pas dire ridicule. Il est atrocement simple de remplir cette dernire, surtout que pour ne rien arranger, les rubis ne sont pas d'une Žnorme utilitŽ dans un jeu o ce qui s'achte se trouve assez aisŽment dans les feuillages que Link arrache ˆ grands coups d'ŽpŽe un peu partout, ou sous les petits rochers (quasiment tout le temps disposŽs en cercle, soit dit en passant). On rage de ce fait rŽgulirement devant l'ouverture d'un passage secret, lequel conduit ˆ un coffre, dans lequel on espre trouver un quart de cÏur voire un nouvel objet utile, pour au final se taper un rubis violet inutile vu qu'on en a dŽjˆ 500 — pour ne pas dire un rubis bleu aux allures de trollface.

 

 

Je dois par ailleurs avouer que ce foutage de gueule rŽgulier du jeu m'a partiellement g‰chŽ l'envie de tout explorer, tout comme ces quarts de cÏur franchement visibles mais que je ne voyais absolument pas comment rejoindre. Mme une fois le jeu terminŽ, il y en a trois que j'ai largement vus (et je suis repassŽ devant plus d'une fois), et ce sans avoir aucune fichue idŽe de la technique ˆ adopter pour y accŽder. Ajoutez ˆ cela les mini-jeux/dŽfis en masse (la pche, le tir ˆ l'arc, le bowling ˆ la musique un peu relou qu'on aimerait vraiment couper pour le coup, les cocottes ˆ rassembler, etc.), et c'est lˆ que je rŽalise qu'il y a un paquet d'activitŽs annexes que j'ai zappŽes, car conscient qu'elles ne me feraient probablement pas trop avancer dans une qute principale qui constituait mon objectif de base. Je me suis dit que de toute faon, si le jeu me plaisait au final, je me le referais, et carrŽment sur N64 tant qu'ˆ faire, avec pour objectif de le finir ˆ 100%. Et que si j'Žtais vraiment emballŽ, je me taperais la Master Quest. Mais je m'Žgare, car je perds de vue d'autres ŽlŽments dont je tenais ˆ parler dans cette longue critique. Et il va falloir commencer ˆ synthŽtiser un peu parce que a devient trs long, un peu comme ce jeu au final, alors qu'il ne l'est pas tant que a (je dois avouer ma relative dŽception d'avoir visitŽ moins de donjons que dans Zelda III, par exemple). Cependant cette histoire de longueur est un trompe-l'Ïil permanent. La map para”t petite ˆ premire vue, mais on met dix plombes ˆ rallier, par exemple, le Temple de l'Esprit et l'Arbre Mojo. Surtout si on se prive de Sainte Epona (oui j'ai dŽcidŽ qu'il fallait canoniser ce canasson, et j'espre que vous comprendrez qu'il n'y a dans l'emploi de ce terme qu'une volontŽ d'allitŽration et non un mŽpris pour nos amis les chevaux).

 

 

BON PUTAIN TU NOUS GONFLES, QUAND EST-CE QUE TU NOUS DIS CE QUE T'AS PENSƒ DU TEMPLE DE L'EAU ?

 

 

 

 

Haha. J'y viens. D'abord on va se calmer un peu. Je continue de me confondre en excuses au sujet de cette histoire d'univers trop petit ou d'aventure trop courte. Il n'y a en effet que cinq donjons principaux (plus un final Žvident, me dites pas que je spoile, tout le monde s'en doute) contre sept dans A Link to the Past. Cependant, Ocarina of Time nous offre deux (pour ne pas dire trois) sortes de demi-donjons trs angoissants au travers desquels il est vital de passer, et qui sont pour le coup trs chiants ˆ trouver, surtout un. La faon dont j'en ai dŽbusquŽ l'entrŽe constitue d'ailleurs ma plus grande fiertŽ tant j'ai eu l'impression de me sentir, probablement pour la seule fois, plus intelligent que le jeu. Du genre "personne ne me le suggre, mais je vais essayer ce truc, ˆ tous les coups a fera rien, mais si a fait quelque chose, ben c'est gŽnial". Et quand a marche, on a l'impression d'tre Archimde hurlant "Eurka!" — bon j'exagre un peu mais c'est pour que vous saisissiez un peu la portŽe du truc. Bref, une fois ces deux passages aussi flippants (surtout un) qu'Žpiques, et ce alors que je continuais de collecter des skulltulas d'or en me demandant si a valait vraiment le coup et surtout combien il y en avait, je me dirigeais vers le Temple de l'Eau, au sujet duquel j'avais tant attendu, sans rien en savoir. Sachant que je ressortais quand mme d'une expŽrience trs Žprouvante dans un Temple du Feu dont deux salles (et un coffre) me sont d'ailleurs demeurŽs inaccessibles (WTF?), je ne pouvais rŽsister ˆ l'envie de croire en quelque chose de vŽritablement lŽgendaire sur lequel j'allais buter et pŽter un c‰ble comme tant de milliers de joueurs avant moi.

 

 

Je n'avais pas spŽcialement l'intention de consacrer un paragraphe entier au Temple de l'Eau, mais allons-y, cŽdons ˆ la tentation de s'y attarder plus que de raison comme tout le monde. Faisons simple : j'y suis restŽ deux grosses heures, je n'ai jamais pensŽ ˆ utiliser les espces de fresques sur le mur signifiant comment on allait changer le niveau de la flotte, ayant tout mŽmorisŽ. D'ailleurs il faudrait avoir une mŽmoire de poisson rouge — oui, poisson, temple de l'eau, gnagnagna, mme pas fait exprs, vos gueules — pour ne pas tre capable de se rappeler de ce que changent ces trois pauvres interrupteurs sur un palais de quatre niveaux "seulement". Ceux qui osent se plaindre de a sont clairement des gros fragiles qui n'ont JAMAIS subi les sept niveaux souterrains du cinquime palais du monde des tŽnbres de Zelda III. Alors aprs, oui, je conois qu'on galre davantage sur N64 avec une gestion exaspŽrante des bottes de plomb mais voilˆ, quoi, moi j'attendais un palais ultra retors qui peut vraiment faire rendre les armes ˆ certains et constituer un vŽritable obstacle ˆ la progression du jeu. Cependant, qu'on n'aille pas croire que je trouve sa rŽputation surfaite. J'ai trouvŽ ce temple vraiment gŽnial, d'un point de vue gameplay, ambiance, Žnigmes, musique, tout ce qui fait d'un donjon de Zelda un excellent moment. Mais peut-tre aurais-je dž accepter un lŽger spoil quant au pourquoi de ces "ahhhh, ce foutu temple de l'eau" car je pensais ˆ quelque chose de difficile et/ou ˆ des Žnigmes totalement tordues qui rendent fou. N'ayant rien trouvŽ de tout a, je ne comprends pas comment ce palais a pu se forger une telle lŽgende. Qu'on ne me dise pas que dans tous ces joueurs qui le maudissent et l'adulent ˆ la fois, il n'y en a aucun qui a fait les trois premiers Zelda, et soit donc capable de reconna”tre ˆ quel point le Temple de l'Eau est FACILE en comparaison des challenges ignobles qu'on a pu nous proposer par le passŽ.

 

 

Ë titre de comparaison, j'ai trouvŽ le Temple de l'Esprit et surtout celui de l'Ombre plus dŽlicats... d'ailleurs, je n'ai toujours pas compris dans quel ordre on est censŽ les faire, d'ailleurs, mais on s'en fout. Le premier est probablement, ˆ mon gožt, le plus abouti du jeu (mais de peu quand mme), de par son accession et sa rŽsolution en plusieurs temps. Je pense qu'il constitue une synthse parfaite de tout ce que l'univers de Zelda peut proposer de plus intelligent en terme de gameplay, la seule ombre au tableau Žtant son boss, probablement le plus facile du jeu, alors que trs prometteur dans l'idŽe. Le second nous plonge dans un univers Žtonnamment sombre et inquiŽtant nous laissant croire que la saga sait Žgalement faire un peu flipper le joueur. Mais dans la globalitŽ, chaque donjon de ce Zelda a son style bien ˆ lui, multiplie les expŽriences de gameplay et torture suffisamment l'esprit du joueur pour y justifier une bonne perte de temps. Je n'ai pas spŽcialement de favori car au final, ils sont tous excellents, et je tiens ˆ Žviter qu'on ne croie que j'ai trouvŽ le Temple de l'Eau tout pourri: il est gŽnial, super bien pensŽ, il faut juste arrter de se toucher dessus sous un prŽtexte compltement lamentable. Assez avec vos "aaaaahhhh saloperie de temple de l'eau", pensez plut™t "mon dieu ce donjon est trop bien foutu". C'est finalement avec regret de voir que c'Žtait "dŽjˆ fini" que j'ai complŽtŽ cette qute au terme d'un ultime donjon pas super long mais ayant le mŽrite de proposer une expŽrience originale qu'aucun Zelda n'avait vraiment tentŽe jusqu'ici. Seul problme : quand on a fait Zelda III, trouver comment se dŽfaire de Ganondorf ne constitue aucunement un challenge digne de ce nom. On retiendra seulement le c™tŽ Žpique de l'affrontement final et de ses diffŽrentes Žtapes, dont une trs originale que j'ai beaucoup apprŽciŽe.

 

 

 

 

J'ai donc fini Ocarina of Time, en fouillant bien un peu partout mais pas trop (je me suis parfois dit "tiens, faudra que je repasse lˆ" pour ne jamais tenir ma promesse), ai triomphŽ des forces du mal et me suis tapŽ Zelda et Saria dans les bois perdus ai dŽcidŽ de rendre la cartouche 3DS ˆ la gŽnŽreuse ‰me me l'ayant prtŽe. Cela ne signifie aucunement que l'expŽrience s'arrtera lˆ puisque je compte acquŽrir pour de bon un exemplaire ˆ me refaire, en connaissant donc dŽjˆ le jeu, et en essayant cette fois d'accomplir la qute ˆ 100%, skulltulas d'or comprises — d'ailleurs je pensais na•vement toutes les avoir trouvŽes lorsqu'en rapportant le total de 50 dans la baraque dŽdiŽe ˆ cette qute annexe, j'eus la fiertŽ de me voir annoncer que j'avais levŽ la malŽdiction des araignŽes. Mais surtout, et c'est lˆ que je ne m'y attendais pas, je vais me refaire le jeu sur le support d'origine, surtout maintenant que j'ai une Nintendo 64 moddŽe RGB.

 

 

Tout a pour quelle(s) raison(s) ? Eh bien, je n'ai aucune honte ˆ l'avouer : oui, j'ai beaucoup, beaucoup aimŽ The Legend of Zelda: Ocarina of Time. ‚a me vire un Žnorme poids de la conscience, je viens de rattraper quinze ans de retard, j'admets mes torts et on ne me reprendra plus jamais ˆ Žmettre un avis nŽgatif sur un jeu juste parce que sa premire heure m'a totalement dŽroutŽ, pour ne pas dire fait chier. Je m'Žtais toujours dit que mme si je n'y accrochais pas, contrairement ˆ un MKDD ˆ qui je ne pardonne rien et pour lequel je ne comprends dŽfinitivement pas l'engouement, je comprenais que beaucoup de joueurs aient accrochŽ ˆ Ocarina of Time, ou mieux encore, le vŽnrent et le placent au firmament du jeu vidŽo. Je pensais qu'il n'Žtait juste pas fait pour moi (et inversement), sur a aussi je me trompais. Cependant, moi qui pense qu'A Link to the Past est le meilleur jeu vidŽo de tous les temps, vais-je voir mon panthŽon personnel bouleversŽ ˆ ce point? La rŽponse est non, car je trouve malgrŽ tout beaucoup de choses ˆ redire sur Ocarina of Time, qui m'ont parfois agacŽ, voire carrŽment dŽu. Il est dommage qu'un jeu aussi ma”trisŽ visuellement, qui propose des thmes musicaux aussi enchanteurs qu'Žpiques (comme le porc), et une aventure aussi vaste et variŽe, se montre aussi avare en terme de rŽel challenge. Il souffre clairement du syndrome "3D naissante" qui avait aussi frappŽ Mario 64 deux ans auparavant, et mme si je ne veux pas lui en vouloir pour a (comprendre : privilŽgier la libertŽ d'action et les grands espaces au dŽtriment de combats confinŽs et complexes), je trouve que la collecte de rubis, et mme de flches et de bombes touche franchement au foutage de gueule. Fort heureusement, en jouant "comme ˆ l'Žpoque", sans les pierres Sheikah et leurs indices sous forme de vidŽos (que j'ai tous visionnŽs aprs coup pour me rendre compte du c™tŽ atrocement assistŽ du truc), on n'est heureusement pas trop aidŽ et a fait du bien. En effet, Navi n'est pas toujours de si bon conseil que a.

 

 

Et oui, Navi, j'y viens, comment croyiez-vous un instant que j'allais refermer une si longue critique d'Ocarina of Time sans Žvoquer la fŽe que tout le monde trouvait si chiante avec ses "Hey! Listen!" ? Eh bien, figurez-vous que je ne fais pas DU TOUT partie de ceux qui trouvent Navi envahissante. DŽjˆ parce que ses interventions sont finalement rares, que parfois elle dit des trucs qui n'aident absolument pas, et qu'ensuite, avoir subi Exelo dans The Minish Cap a dž me la rendre fortement sympathique voire apaisante. Non, franchement, mme en se remettant dans le contexte de l'Žpoque, je ne la trouve mme pas aussi emmerdante que le hibou exaspŽrant de Link's Awakening — "Hou ! Tu dois rŽveiller le Poisson-Rve ! Hou !" ; d'ailleurs, mme s'il ne s'agit pas du mme strigidŽ (oui t'as vu comment j'Žtale ma science) que dans le si onirique opus monochrome, on retrouve un de ses cousins tout aussi pŽnible qui aime ˆ nous pondre un la•us interminable dont on n'a souvent que faire avant d'oser nous demander si on veut le rŽŽcouter. NON, CASSE-TOI, JE VEUX JOUER. D'ailleurs, beaucoup ont dŽcriŽ les PNJ, il est vrai caricaturaux et assez grotesques, mais ils ne m'ont pas choquŽ plus que a. Mme si le rire des reines des fŽes est probablement un des pires attentats sonores de l'histoire du jeu vidŽo, osons le dire. Mais aussi et surtout, les jeux en full 3D de l're PS1/N64/Saturn qui sont encore visuellement acceptables et jouables se comptent un peu sur les doigts de la main d'un lŽpreux de Jakarta. De ce fait, hormis les phases avec une camŽra fixe (qui font un peu penser ˆ FFVII, d'ailleurs) qui se montrent un peu dŽsagrŽables car on voit le plus souvent Link de trs loin, le jeu se montre trs maniable, les sauts automatisŽs ne choquent jamais, et le systme de visŽe, en tout cas sur 3DS, est tout ˆ fait convenable, mme si le gyroscope forcŽ fait chier par moments. Peut-tre pour mieux faire ressentir au joueur le c™tŽ trs pervers du cŽlbre stick N64 ? Quoi qu'il en soit, hormis cette histoire de manque de challenge, que j'espre voir corrigŽ dans la Master Quest, je n'ai que trop peu ˆ redire sur Ocarina of Time pour qu'il Žchappe ˆ un verdict extrmement positif.

 

 

 

 

C'est donc empli de soulagement et de fiertŽ d'avoir vaincu un vieux dŽmon que je ressors de l'expŽrience riche et fort agrŽable que m'a procurŽ Ocarina of Time. Sans le trouver aussi parfait que le fut celui dont il s'est clairement inspirŽ (au point d'avoir le sentiment rŽgulier de jouer ˆ un hommage ˆ A Link to the Past en 3D), il est plus qu'Žvident qu'il s'agit d'un jeu magnifique techniquement et visuellement ma”trisŽ de bout en bout par une Žquipe qui nous avait jusqu'ici habituŽs ˆ la perfection et demeure sincrement dans cette mme ligne de conduite. Si l'on peut lŽgitimement pester contre une relative facilitŽ et la surabondance de rubis qui g‰che une partie de l'exploration, on ne peut que s'incliner devant un travail de trs haute volŽe mlant un level design intelligent et de toute beautŽ, des compositions musicales inspirŽes et sans fausse note, et un rendu d'ensemble Žpique, ˆ l'image de ce qui n'avait finalement aucune prŽtention de se prŽsenter comme la plus grande aventure de l'histoire du jeu vidŽo ˆ l'Žpoque. Ë travers deux Žpoques bien distinctes et leurs ŽlŽments de gameplay spŽcifiques, ce premier Žpisode de la saga Zelda en 3D permet ˆ Link et ˆ tout l'univers d'Hyrule de franchir un cap qui peut se montrer initialement difficile ˆ apprŽhender, mais qui constitue un jeu magnifique et inoubliable une fois que l'on entre bien dedans. Et il serait vraiment trs dommage de passer ˆ c™tŽ sur la simple base d'a priori qu'il sait trs bien faire mentir ds que l'on se prend au jeu. Que Miyamoto et sa bande me pardonnent, moi qui aime tant leurs productions, d'avoir osŽ nŽgliger et critiquer ce jeu sans avoir pris le temps de l'apprŽcier et surtout de comprendre le rŽel chef-d'Ïuvre qu'il constituait.



J'ai adorŽ / aimŽ :


+ Une aventure globalement Žpique dont la qualitŽ va crescendo avec de trs nombreux passages lŽgendaires

+ Epona et le cycle jour/nuit, de vŽritables prouesses techniques pour l'Žpoque, alors que (presque) secondaires dans la qute

+ Un vŽritable rŽcital d'un point de vue musical, avec trs peu de rŽ-orchestrations, au point que mme le thme phare de la saga a ŽtŽ zappŽ et ce sans aucun regret

+ Un jeu 3D de 1998 parfaitement jouable sans points faibles, c'est franchement trs apprŽciable

+ L'inventaire et l'Žquipement, globalement super agrŽable ˆ gŽrer, et la possibilitŽ permanente de "switch" entre les boucliers et les tuniques est excellente

+ Le level design des donjons est franchement gŽnial

+ La construction de l'aventure et la progression d'un donjon ˆ un autre est parfaitement structurŽe et pleine de bonnes idŽes

+ Les rares indices donnŽs sont suffisamment nazes pour pousser le joueur ˆ vraiment rŽflŽchir

 


J'ai dŽtestŽ / pas aimŽ :

 

- Relative facilitŽ, on peut bloquer (pas longtemps) sur des passages spŽcifiques mais jamais sur un boss

- Gestion pour le moins lamentable des rubis, aussi bien en terme de quantitŽ disponible que d'utilitŽ

- PNJ moches, grotesques et plus que caricaturaux qu'on a tendance ˆ oublier assez vite

- Quelques qutes annexes oubliables voire trs chiantes...

 

 

(ˆ noter que je me suis efforcŽ au maximum de donner un ressenti sur le jeu original et que je n'ai donc pris en compte aucune spŽcificitŽ de la version 3DS, comme l'aspect tactile ou le "Boss Challenge")

 

 

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